• ikebana

    bases et

    Présentation Ikebana = art du bouquet japaonais
    présentation
    "Un art qui nous vient du Japon...
    mais
    L’Ikebana, qui est d’origine chinoise, est apparu au Japon en même temps que le bouddhisme vers l’an 600 :
    l’ambassadeur Omo No Imoko à son retour de Chine, consacra toute la fin de sa vie à orner l’autel de Bouddha avec des fleurs et des feuillages.

    Au XIV° siècle, dans les monastères, les grands maîtres de la cérémonie du thé pratiquent l’art floral. Dans les maisons, une alcôve dénommée « Tokonoma », place d’honneur du logis, fut réservée à cet effet, : on y place également d’autres objets.

    Au XVIII° siècle, l’Ikebana devint un art en soi et non une pratique religieuse. Toutes les classes sociales purent pratiquer cet art.

    Les samouraïs pratiquaient l'Art des fleurs,
    "recherche de calme et de sérénité, moment de méditation purifiant l'âme".
    Tous les arts traditionnels Japonais mettent en évidence une notion fondamentale, celle du "vide" :
    ne pas remplir totalement un espace,
    dire ou faire l'essentiel avec un minimum de moyens afin de laisser la part au rêve, à l'imagination.

    Un entretien particulier avec la nature...

    IKEBANA est fondé sur des valeurs universelles, les mêmes qui régissent la bonne composition florale occidentale : la structure, la forme, l'harmonie des couleurs, l'équilibre des proportions, la perspective.
    Ce qui diffère, c'est l'ESPRIT qui préside à l'élaboration du bouquet.
    Cet art doit
    "constituer un entretien particulier avec la nature".
    La nature au Japon, tient une place particulière, elle est très respectée.
    Le respect de la Nature apparaît aussi dans le fait que le bouquet ne doit jamais avoir l'air "apprêté".
    Il doit s'en dégager une impression de naturel. La Nature est "copiée" et non contrainte.

    IKEBANA repose sur une représentation unifiée de l'univers organisé sur 3 plans :
    => le ciel SHU,
    => la terre KYAKU
    e=> t l'homme FUKU,
    élément intermédiaire entre le plan spirituel où il évolue et le plan terrestre où il plonge ses racines, tout comme les végétaux.

    Cela se traduit dans l'art floral Japonais par une règle que respectent tous les bouquets traditionnels :
    la hauteur des végétaux qui constituent le "ciel" représente une fois et demie le diamètre du vase utilisé.
    Cette valeur devient 2/3 pour les végétaux représentant l'homme
    et 1/3 pour la "terre".

    Le passage de l'un à l'autre plan doit se faire en douceur, tout comme l'imbrication des branches, des feuilles et des fleurs.

    Une technique... plus de l'émotion...
    http://ikebana.over-blog.org/article-20922708-6.html#comment47858228
    L'apprentissage de l'IKEBANA suppose l'assimilation de règles de composition.
    La parfaite connaissance de celles-ci est nécessaire à l'intégration des premiers stades et permet de déboucher progressivement dans une liberté d'inspiration.
    Il faut admettre que l'étude du bouquet Japonais commence par une véritable discipline : lent mais passionnant cheminement où l'on apprend style par style une technique permettant de prendre conscience de l'harmonie des lignes principales où l'on aperçoit la beauté du vide et la pureté des lignes.
    Au contraire de la forme décorative des arrangements floraux dans les pays occidentaux, l’arrangement floral japonais crée une harmonie de construction linéaire, de rythme et de couleurs.
    Alors que les Occidentaux tentent d'accentuer la quantité et les couleurs des fleurs, portant leur attention essentiellement sur la beauté de la fleur, les Japonais accentuent l'aspect linéaire de l’arrangement.
    Ils ont développé un art qui valorise aussi bien le vase, les tiges, les feuilles et les branches que la fleur elle-même.
    La structure complète de l'arrangement floral japonais est axée sur trois points principaux symbolisant le ciel, la terre et l’humanité à travers les trois piliers, asymétrie, espace et profondeur
    Le mot Ikebana (生花) ou Ka-dô (la voie des fleurs - 華道) vient du japonais hikeru, faire vivre, et de hana, fleur.
    Ce terme peut être traduit en français par «arrangement floral».
    L'Ikebana, est un art dans lequel la disposition des éléments du bouquet est réglée par une symbolique précise, héritée du rituel bouddhiste visant, au delà de la recherche d’un certain esthétisme, à la concentration, dans le but de s'unir à ce que les Japonais appellent «le cœur des fleurs».
    Dès le XIIème siècle, les rites bouddhiques commencèrent à se célébrer aussi dans les demeures privées ; les bouquets migrèrent des temples vers les maisons et s'étendirent des cérémonies aux fêtes. La codification se poursuivit et s'élabora
    la démocratisation eut lieu au XVIIIème siècle. Elle concerna les classes sociales mais aussi les sexes.
    L'art floral, réservé jusque là aux hommes, fut appris par les femmes avec la musique et le cérémonial du thé
    7 courants différents existent au Japon
    celui présenté est issu de :
    Moribana : XIXe siècle - créé par Ushin Ohara (1861 – 1914).
    Ce style d’arrangement permet l’utilisation de fleurs occidentales.
    kensan (pique- fleur)
    Ce courant est à l’origine de nombreux autres courants avant-gardistes.
    Il est cependant possible de les classer en deux grands courants en fonction de leurs techniques. Cette classification est purement académique. Ces deux grands courants sont les «naturels» et les «modernes».
    Les «naturels» respectent plus la plante et les saisons que les modernes.
    Dans ces compositions, il est possible d’utiliser (compoto) ou non (Nageire) un pique-fleurs. Les «modernes» jouent sur les masses et les volumes.
    quelques symboles :
    * Le bourgeon et le bouton symbolisent l’avenir, le futur.
    * La fleur ouverte évoque l’épanouissement.
    * Le lichen fait référence au passé.
    * Les fleurs de pêcher représentent la féminité.
    * Le Bambou symbolise la prospérité.
    * L’asymétrie renvoie vers l’idée de mouvement et de vie.
    EXPERIENCE :
    Mon amie Tama
    http://ikebana.over-blog.org/
    a expliqué ces premières choses
    puis j'ai à travers une séance de sophrologie très précise et particulière guidez les stagiaires afin de vivre et découvrir ces choses nouvelles de commencer à se les approprier :
    Le bouquet procède d'un état d'âme et veut le susciter chez ses contemplateurs à ce niveau là sophrologie avec travail particulier sur le déstockage de souvenir est très utile, et le Qi gong vient compléter.
    Une notion importante apparaît ici :
    celle de fûryû qui implique simplicité, discrétion et l'amour d'une beauté naturelle, sans ostentation.
    Le fûryû se détourne de l'exhibition et manifeste une sérénité.
    Et puis le bouquet doit imiter la nature, non pour la copier mais pour l'exprimer, la signifier
    "Il se peut, écrit Philippe Jaccottet, que la beauté naisse quand la limite et l'illimité deviennent visibles en même temps, c'est-à-dire quand on voit des formes tout en devinant qu'elles ne disent pas tout, qu'elles ne sont pas réduites à elles-mêmes, qu'elles laissent à l'insaisissable sa part..." L'arrangement paysager se tient sur cette frontière. Le bassin qui le contient le supporte, mais ne le limite pas.
    Le regard est invité à en prolonger l'espace, à faire se rejoindre la terre et le ciel, les formes et le sans-forme ;
    à s'infiltrer dedans aussi,
    à approfondir sa vision vers une intériorité, une profondeur dans laquelle tous les êtres s'enfoncent et s'enracinent.
    Un paysage est le visage d'un pays, mais un visage exprime une âme.
    Le monde n'est pas plat.
    Il y a des arrière-mondes, un arrière-pays ; pas seulement les clartés de la surface mais un clair obscur qui laisse entrevoir l'intériorité des choses, l'intime dans l'immense
    les stagiares ont pu grace à l'alliance de la sophrologie et du Qi gong pendant que l'ikebana se construisait vivre, comprendre mieux que nulle part comment :
    Le bouquet paysager est fait de points forts, mais aussi d'ouvertures,
    d'inachèvements :
    il est cohérent mais évanescent,
    sollicitant par là notre imaginaire.
    Les branchages et les fleurs qui le constituent débordent leurs formes,
    s'interpénètrent et s'organisent en un ensemble où les discontinuités s'estompent au profit d'une totalité organique.
    En elle, chaque élément opère un trajet, apporte une présence diffuse.
    Les zones interstitielles deviennent alors pour le regard des espaces de circulation où se révèlent des correspondances.
    Dans ce tissu fait de vides et d'entrelacs, les formes s'effacent devant les forces, les notes concrètes se fondent dans l'écho qu'elles font résonner en nous.
    Ce qui compte n'est pas ce qu'il est matériellement, mais ce qu'il évoque et laisse entendre, l'émergence qu'il opère en nous d'un sens global.

    toujours sophrologie alliée au Qi Gong permettent une compréhension de suite totale globale

    lectures :
    Un paysage est un lieu relationnel où les végétaux s'accordent entre eux et suggèrent leur intégration dans un plus vaste ensemble :
    il nous révèle un pacte originel,
    une force foisonnante et reliante qui accomplit le monde ;
    il est avant tout une réalité allusive qui renvoie à d'autres lieux et à la terre entière : lieu de tous nos paysages.
    En montrant la propension des choses il nous révèle l'intention de la nature, et nous invite à nous inclure : à devenir un peu plus - un peu mieux ? - habitants de ce monde !

    Le bouquet-paysage est donc porteur d'un secret, d'une vérité qu'il suggère plus qu'il ne la dévoile et qui a un rapport avec le mystère du monde, l'unité des choses, notre origine.
    C'est pourquoi il dépayse et rapatrie :
    il révèle l'étrangeté de notre exil et la proximité de notre mystère natif,
    donne le sentiment de frôler une harmonie profonde, cachée.
    Comme un vitrail il tamise une lumière et celle-ci éclaire l'énigme de nos vies.
    C'est une clarté diffuse, assez forte pour pouvoir tout éclairer sans se perdre, assez douce pour ne pas projeter d'ombres autour d'elles ; une lumière fluide, sans foyer apparent ni ombres accompagnantes, qui imprègne sans éblouir, tend à immatérialiser les choses, à les rendre légères, à fusionner leur matière et leur éclat, le contour des formes et la vibration des couleurs. Il n'a pas la transparence de certains bouquets plus dépouillés.
    On pourrait le dire poreux : perméable à l'indicible, au mystère dont il laisse filtrer la présence.
    Un autre monde affleure qui n'est autre que notre terre d'origine, un mixte de gravité et de bonheur. "On ne sait pas son nom mais on boit son parfum" et l'on pressent dans l'éphémère l'éternel et la sophrologie permet de bien s'en imprégner.
    c'est le raffinement dans la simplicité, l'élégance rustique, la noblesse sans sophistication, la beauté réduite ou plutôt ramenée à sa simplicité essentielle. Une simple fleur parfaitement disposée dans un vase discret peut l'exprimer.
    bouquet modeste, sans fracas. Il ne risque pas d'assourdir mais éveille des échos, ne cherche pas à éblouir mais suggère l'essentiel. Comme le paysage c'est un bouquet allusif, mais il est emblématique : son esthétique est celle du presque rien que l'on retrouve dans les haïkus, les minuscules poèmes d'Ungaretti -Je m'éblouis / d'infini - , dans le "minimal art", et aussi dans la beauté simple qui surgit parfois sous nos pieds : "Ce qui compte c'est une fleur apparue entre des dalles disjointes, ou même moins encore. Il nous faut simplement montrer cela, dans la sérénité d'une attente inexprimable."
    Il ne décore pas le réel, il le dévoile. Bref affleurement d'une beauté originelle et ultime, irreprésentable donc, il ne dessine pas de figure, ne construit pas d'espace. C'est un bouquet qui opère un suspens du désir, nous fait la grâce d'un instant d'attention, qui s'efface pour que nous aussi, dans un silence attentif, disparaissions.
    ce n'est qu'un seuil, un passage.
    Il ne capte pas le regard mais l'oriente vers l'invisible.
    C'est une ouverture qui introduit, non dans un espace décoratif, mais dans la beauté discrète de la vie.
    L'Homme se tient dans un espace que se répartissent le Ciel et la Terre. "Le Ciel le couvre, la Terre le supporte" dit une formule chinoise traditionnelle. Entre les deux l'Homme vit, et non seulement lui mais les dix mille êtres, c'est-à-dire toute la nature vivante dans sa multiplicité.
    Le Ciel et la Terre composent donc "l'oeuf du monde", le nid de sa gestation et de son devenir. Le Ciel, enveloppant toutes choses, présente à l'homme une face interne, ventrale, tandis que la Terre qui le supporte lui offre une face externe, dorsale. Mais tous deux ont toujours été perçus en Orient comme complémentaires, le Ciel étant actif et la Terre passive : la lumière céleste réchauffe et féconde la Terre ténébreuse comme un mâle sa femelle ; les influences célestes se joignent aux terrestres pour donner naissance au monde multiple des êtres, car sous l'impact de la lumière travaille la racine obscure de la Vie.
    Cette complémentarité se retrouve symbolisée sous la forme du yin obscur et du yang lumineux : tout ce qui est actif étant référé au yang céleste, et ce qui est passif, au yin terrestre. Ces deux principes sont figurés sous la forme de deux poissons enroulés dans un cercle. Le poisson clair, yang, a un oeil noir car, au plus fort de son expansion, il porte le germe de son contraire et complémentaire yin. Le poisson noir, yin, a un oeil clair car lui aussi porte l'amorce de son inséparable yang. Ainsi les deux principes ne vont pas l'un sans l'autre : ils se juxtaposent et se succèdent, se contrarient et s'équilibrent, et leur interaction produit les dix mille êtres. Cette dualité, mère de multiplicité, naît toutefois elle-même de l'unité principielle, du Tao. Une formule taoïste l'exprime ainsi : "Les dix mille êtres sont produits par le Tao et modifiés par le yin-yang".

    Mais revenons à l'Homme. Il s'agit bien sûr d'un symbole : l'Homme c'est la nature humaine telle qu'elle se déploie à travers les époques et les civilisations, mais c'est aussi cette nature en tant qu'elle résume en elle la totalité des êtres minéraux, végétaux, animaux et spirituels qui composent le cosmos. L'homme est donc microcosme, récapitulant les dix mille êtres et comme tel leur tenant-lieu dans le symbolisme du bouquet. Venant après le Ciel et la Terre il est d'abord ce qui résulte de leur interaction, mais, placé entre eux, il est aussi le terme médian et médiateur qui les relie et les unit.
    Au point de jonction des forces cosmiques ascendante et descendante, des attractions céleste et terrestre, des expansions et des condensations qu'elles génèrent, l'Homme participe de toutes, mais en même temps les canalise, les contient et les exprime tel un pasteur guidant son troupeau, conduisant la Terre au Ciel et le Ciel à la Terre. Selon la belle expression de Heidegger : "l'Homme est le Berger de l'Etre". "Cet entre deux ouvert de la Terre et du Ciel est la dimension assignée à l'habitation de l'homme. En elle seulement l'homme est homme, et s'il peut la fausser, il ne peut s'y soustraire. L'homme habite sur cette terre et sous le Ciel. Ce sur et ce sous sont solidaires."
    Tel est le message de la Triade Ciel-Homme-Terre, tel est le symbolisme du bouquet qui le contient et l'exprime. Comme l'écrit Gusty Herrigel : "Le coeur de la Fleur, le coeur de l'Homme et le Coeur Universel ne font qu'Un. L'homme vit en communauté d'essence avec la plante comme avec l'univers, la force qui fait croître la plante est aussi celle qui guide sa main dans l'arrangement des fleurs et qui est puisée directement dans le Coeur Universel." (la Voie des Fleurs - DervyLivres)
    Envisagé sous cet angle, l'arrangement floral ne procède plus d'un simple vouloir décoratif cherchant à orner ou à plaire, il est un acte "religieux" au sens étymologique du terme, c'est-à-dire un acte qui relie, à travers l'Homme, la Terre et le Ciel. C'est en cela qu'il est création car situé dans le droit fil de la gestation première, mais aussi dépassement, car il n'y a plus là de place pour les prétentions de l'ego. C'est en cela enfin qu'il est réalisation, accomplissant à son modeste niveau un projet d'harmonie universelle.
    et son association au travail de Qi Gong est logique !
    quiconque désire s'exprimer par cette technique créatrice doit d'abord regarder la nature - cette nature au sein de laquelle nous vivons et qui, elle aussi, vit en nous. Peu importent les matériaux employés - fleurs de chez le fleuriste, simples fleurs de jardin ou même herbes sauvages ou toutes plantes dépourvues de fleurs - l'essentiel est que l'arrangement créé témoigne d'une observation sincère et d'une compréhension réelle de la nature : c'est là le centre même du véritable esprit de l'ikebana. dit Houn Ohara
    Comme l'écrit D. Richie : "Si le but de l'arrangement floral japonais est véritablement de rendre les fleurs vivantes, de faire que l'arrangement se suffise à lui-même tout en symbolisant toutes les fleurs de ce monde, on ne peut manquer de saisir qu'une impulsion du genre du ki ou Qi- immersion totale du créateur dans sa création - est chose absolument nécessaire."
    Mais l'ikebana ne recouvre pas qu'une démarche intérieure, il est aussi au Japon un moyen de communication sociale comme le met en relief la cérémonie des fleurs qui se pratique encore dans certains milieux traditionnels à l'instar de la cérémonie du thé. Comme celle-ci, celle-là se passe entre un maître ou une maîtresse de maison et un invité.
    Dans un premier temps, l'invité se recueille devant la niche (tokonoma) où sont placés la composition florale et le tableau (kakemono) préparés par son hôte. Puis il porte toute son attention sur la composition pour s'imprégner de l'esprit qui a inspiré sa réalisation.

    Dans un second temps, le maître de maison invite son hôte à confectionner lui-même un bouquet. Il lui fournit le matériel pour cela et se retire. L'hôte s'agenouille alors et, assis sur ses talons, examine les végétaux et la coupe qu'on lui a confiés. En les regardant, il laisse naître en lui une inspiration qui va guider son travail. Celui-ci dure le temps qu'il faut. Dans un dernier temps, le maître de maison invite ses hôtes et sa famille à venir admirer l'oeuvre. Tout le monde se met en demi-cercle autour des deux bouquets et les contemple en silence en essayant de communier à ce que leurs auteurs ont voulu exprimer.
    Aujourd'hui ces traditions se perdent et l'ikebana devient, au Japon même, l'objet d'un mercantilisme qui le vide de son esprit d'origine.
    Ce texte est extrait du livre d'Alain Delaye, Les fleurs dans l'art et la vie, Editions L'Originel blog  de mon amie Tama
    http://ikebana.over-blog.org/

    site pour matériel :
    http://www.ikebananord.com/page6.html
    école
    http://www.ohararyu.or.jp/english/index_e.html

    « forêt visite virtuelle blog d'Egyptia »

    Tags Tags : , , , ,